Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.

Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez ;
jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie,
à la face du Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

« Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles. »

Quand on entonne un chant nouveau, on y met toute sa joie.

Quelle joie éclatante émane de ce psaume ! D’abord, il y a le chœur de ceux qui chantent. Puis ces voix sont accompagnées d’instruments tels que la lyre, la trompette et le cor. Laissez-vous porter par cette harmonie, puissante et joyeuse symphonie. Qui n’a jamais fait l’expérience d’une telle allégresse ? Lequel d’entre nous n’a jamais participé à de tels transports, soit en mêlant sa voix à d’autres voix qui montent vers le Seigneur, soit tout simplement en goûtant à la musique sacrée ?

Il est digne en effet de te bénir, Seigneur, parce que tes merveilles nous emplissent de joie. Dans notre vie, dans notre histoire, tu nous as montré que tu étais le Sauveur, notre Sauveur. La création toute entière avec les instruments de musique, se joint aux habitants du monde dans une vaste symphonie pour célébrer leur sauveur.

Tout ceux parmi nous qui ont admiré la beauté de la nature – celle de la montagne notamment – ont vécu, à l’unisson de cette joie où l’univers entier rend gloire au Seigneur.
« La terre et la mer acclament Dieu, les fleuves l’applaudissent et les montagnes crient de joie. »

Au chapitre 5 de l’Apocalypse, Saint Jean parle aussi d’un chant nouveau adressé, celui-ci, à Jésus, sauveur du monde. Ce sont les quatre vivants et les vingt quatre anciens qui l’entonnent. Ils sont rejoints par une multitude d’anges et par toutes les créatures de l’univers entier ; celles qui vivent dans le ciel, sur la terre, sous la terre et dans la mer. Une mise en scène extraordinaire pour chanter. Ils concluent leur chant en s’exclamant « A celui qui siège sur le trône ainsi qu’à l’Agneau, la louange, l’honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. »