Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Sœur  Anne Lécu

Méditation

Sœur Anne Lécu

Joie

« Les arbres des forêts dansent de joie »
Les arbres se réjouissent et la terre entière chante.
Les ruisseaux ont donné aux hommes l’eau dans laquelle le Christ fut baptisé.
Les montagnes ont donné la hauteur, où il s’est installé pour proclamer l’heureuse nouvelle : « Heureux les cœurs qui ne s’agrippent pas, qui ne possèdent pas, qui n’ont rien à eux, le Royaume, la maison de Dieu est pour eux. »
Les champs de blé ont donné le grain à partir duquel on fait le pain.
Le Seigneur prit le pain et le pain fut béni, et le pain fut rompu, et le pain fut donné.
Les hommes ont pris le Christ, et le Christ fut béni, et le Christ fut rompu et le Christ s’est donné.

« Les arbres des forêts dansent de joie »
L’un des leurs, le premier arbre du premier jardin, a donné à la création le bois de la croix. Et la croix a donné le trône où siège le roi de pauvreté, le trône où se dresse l’agneau vainqueur ; la croix a donné à l’univers entier le trône où Dieu se donne.

« Joie au ciel ! La campagne toute entière est en fête. »

La terre a donné tout ce qu’elle possédait.
C’est l’heure de moissonner et l’heure de vendanger.
Tout est prêt pour le banquet des noces du ciel et de la terre.

Il n’y a plus qu’à rassembler les convives.
S’ils traînent, alourdis de ce à quoi ils s’agrippent et qu’ils n’ont pas encore donné, le jardinier du petit matin de Pâque vient les prendre un à un par la main.

Chantons le Seigneur qui ne nous a pas oubliés, car il vient !

Alors ne reste que la joie.

La joie, c’est ce qui reste quand on a tout donné.