Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d'annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits,
sur la lyre à dix cordes et sur la harpe,
sur un murmure de cithare.

Tes oeuvres me comblent de joie ;
devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie :
« Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur !
Combien sont profondes tes pensées ! »

L'homme borné ne le sait pas,
l'insensé ne peut le comprendre :
les impies croissent comme l'herbe,
ils fleurissent, ceux qui font le mal,
mais pour disparaître à tout jamais.

Toi, qui habites là-haut,
tu es pour toujours le Seigneur.
Vois tes ennemis, Seigneur,
vois tes ennemis qui périssent,
et la déroute de ceux qui font le mal.


Tu me donnes la fougue du taureau,
tu me baignes d'huile nouvelle ;
j'ai vu, j'ai repéré mes espions,
j'entends ceux qui viennent m'attaquer.

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher !

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

Le bonheur, oui ! Aujourd’hui, une sorte de large dilatation de la vie s’exprime, en annonçant « dès le matin ton amour » (*) Le bonheur avec la musique qui s’écoute, légère, aérienne, subtile : « Sur la lyre à dix cordes et sur la harpe, avec un murmure de cithare » (**)
Le bonheur, la musique, et la joie aussi !« Devant l’ouvrage de tes mains je m’écrie : que tes œuvres sont grandes Seigneur, combien sont profondes tes pensées! » Quel élan d’exultation, de dépassement, d’étonnement envahit le croyant en prière ! En contraste, quelle pitié pour celui qui n’entre pas dans la compréhension de ta geste, Seigneur. Quelle pitié pour l’homme borné, l’insensé, celui qui ne peut rien saisir de cet amour que tu lui portes.
« Tu me donnes la fougue du taureau, tu me baignes d’huile nouvelle » (***).

L’image est puissante. Elle dit cette énergie que toi, Seigneur, tu mets en moi, cette énergie qui fait que je fonce dans la direction que tu m’indiques. Aucun obstacle ne peut résister à ma course fougueuse sur le chemin que tu éclaires par ta parole.
Le cèdre du Liban, au verset 13, évoque la réussite harmonieuse du croyant, sa noblesse, sa royauté. Il porte du fruit, car il est irrigué de sève. Souvenez-vous du psaume 1, l’homme qui murmure la loi du seigneur est «  comme un arbre, planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ». De psaume en psaume, les images se répondent, la vie circule ! La verdeur du croyant peut lui faire dire alors avec assurance  au verset 16 : « Le Seigneur est droit, pas de ruse en Dieu mon Rocher ! »



* verset 2
** verset 4
*** verset 11