Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j'élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Je t'appelle au jour de ma détresse,
et toi, Seigneur, tu me réponds.
Aucun parmi les dieux n'est comme toi,
et rien n'égale tes oeuvres.

Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.

Montre-moi ton chemin, Seigneur,
que Je marche suivant ta vérité ;
unifie mon coeur pour qu'il craigne ton nom.


Je te rends grâce de tout mon coeur, Seigneur mon Dieu,
toujours je rendrai gloire à ton nom ;
il est grand, ton amour pour moi :
tu m'as tiré de l'abîme des morts.

Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi,
des puissants se sont ligués pour me perdre :
ils n'ont pas souci de toi.

Toi, Seigneur,
Dieu de tendresse et de pitié,
lent à la colère,
plein d'amour et de vérité !

Regarde vers moi,
prends pitié de moi.
Donne à ton serviteur ta force,
et sauve le fils de ta servante.

Accomplis un signe en ma faveur ;
alors mes ennemis, humiliés,
verront que toi, Seigneur,
tu m'aides et me consoles.

Sœur  Anne Lécu

Méditation

Sœur Anne Lécu

Ton nom

Écoute, ô mon Dieu, le souffle de ma voix, si petite, si pauvre devant toi, ce tout petit murmure de rien du tout que je lance vers le ciel. Seigneur, toi qui tends l’oreille, toi qui n’es qu’oreille tendue vers nous, écoute, écoute la respiration de tes enfants qui te supplient et l’immense rumeur des peuples qui s’adressent à toi.

Ils tentent de murmurer ton Nom ; ils le découvrent en le balbutiant ; ils l’habitent en le chantant ; ils en font leur maison, leur abri, le sol où déposer leur pas. Quand se lève le chant de ceux qui te cherchent, quand des hommes acclament ton Nom, quelque chose en moi s’agenouille, et quelque chose en moi se redresse.
Quand je murmure ton Nom, Seigneur, en laissant mon souffle se mêler à celui du vent, ton souffle me ranime et vient rassembler mes petits bouts de vie éparpillés.


Ton Nom, imprononçable, aux multiples facettes, murmuré chaque fois pour la première fois,
ton Nom est le secret le plus intime de chacun.
Tu es celui qui vient, qui ne cesse de venir, d’être là et de venir encore.
Jésus – Dieu sauve –, Emmanuel – Dieu avec nous –, dit déjà tout de toi.

A ton Nom, Seigneur, tout être tombe à genou ; La terre se prosterne, le ciel s’agenouille et toutes les nations s’inclinent devant toi.

Viens Seigneur ! Viens murmurer en moi ton Nom, l’inscrire dans ma croute, le graver sur mes mains, toi qui as gravé mon nom sur ta peau, et le nôtre à chacun, gravés sur tes paumes, à en saigner.

Et que tout en moi s’agenouille et proclame que tu es Seigneur !