Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Écoute ma loi, ô mon peuple,
tends l'oreille aux paroles de ma bouche.
J'ouvrirai la bouche pour une parabole,
je publierai ce qui fut caché dès l'origine.

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l'âge qui vient,
sans rien cacher à nos descendants :
les titres de gloire du Seigneur,
sa puissance et les merveilles qu'il a faites.

Il fixa une règle en Jacob,
il établit en Israël une loi,
loi qui ordonnait à nos pères
d'enseigner ces choses à leurs fils,
pour que l'âge suivant les connaisse,
et leur descendance à venir.

Qu'ils se lèvent et les racontent à leurs fils
pour qu'ils placent en Dieu leur espoir
et n'oublient pas les exploits du Seigneur
mais observent ses commandements. :

Qu'ils ne soient pas, comme leurs pères,
une génération indocile et rebelle,
génération de coeurs inconstants
et d'esprits infidèles à Dieu.


Les fils d'Éphraïm, archers d'élite,
se sont enfuis, le jour du combat :
ils n'ont pas gardé l'alliance de Dieu,
ils refusaient de suivre sa loi ;
ils avaient oublié ses exploits,
les merveilles dont ils furent les témoins.

Devant leurs pères il accomplit un miracle
en Égypte, au pays de Tanis :
il fend la mer, il les fait passer,
dressant les eaux comme une digue ;
le jour, il les conduit par la nuée,
et la nuit, par la lumière d'un feu.

Il fend le rocher du désert
les désaltère aux eaux profondes ;
de la roche, il tire des ruisseaux
qu'il fait dévaler comme un fleuve.

Mais ils péchaient encore contre lui,
dans les lieux arides ils bravaient le Très-Haut ;
ils tentaient le Seigneur dans leurs coeurs,
ils réclamèrent de manger à leur faim.

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

Tends l’oreille 

Il y a un devoir de mémoire, une nécessité de se remémorer les hauts faits de Dieu dans les âges passés. Pour le peuple hébreu, le passage de la Mer Rouge, la nuée pour le conduire dans le désert ou le rocher fendu, sont autant d’évènements fondateurs.
Il y a un devoir de mémoire, car la connaissance du passé éclaire les hauts faits du présent. Non seulement pour Israël, mais aussi pour nous, frères de la Nouvelle Alliance. Ainsi, le verset 16 :  « De la roche, il tire des ruisseaux qu’il fait dévaler comme un fleuve » éclaire le sens de l’eau tirée du côté du Christ sur la croix, lui, notre Rocher. C’est le nouveau baptême de l’Eglise dans l’eau et l’Esprit.
Il y a un devoir de mémoire, un devoir de transmission aux générations qui suivent : « Qu’ils se lèvent et racontent ces exploits à leurs fils pour qu’ils placent en Dieu leur espoir ». L’oubli menaçait et menace toujours de recouvrir cette extraordinaire histoire entre Dieu et son peuple : « Ils avaient oublié ses exploits, les merveilles dont ils furent les témoins » (*)
Il y a un devoir de mémoire, une urgence pour notre génération d’une nouvelle évangélisation, pour reprendre l’expression de Jean-Paul II. Il s’agit de proposer aux hommes d’aujourd’hui la Bonne Nouvelle dans des mots qui les rejoignent, qui les aide à mieux vivre en frères, à mieux réussir leurs amours, à mieux surmonter les épreuves de la vie.
Puisse la force de l’Esprit venir « nous désaltérer en eau profonde », à la source même de notre baptême.



* verset 11