Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Il est beau de te louer,
Dieu, dans Sion,
de tenir ses promesses envers toi
qui écoutes la prière.

Jusqu'à toi vient toute chair
avec son poids de péché ;
nos fautes ont dominé sur nous :
toi, tu les pardonnes.

Heureux ton invité, ton élu :
il habite ta demeure !
Les biens de ta maison nous rassasient,
les dons sacrés de ton temple !

Ta justice nous répond par des prodiges,
Dieu notre sauveur,
espoir des horizons de la terre
et des rives lointaines.

Sa force enracine les montagnes,
il s'entoure de puissance ;
il apaise le vacarme des mers,
le vacarme de leurs flots
et la rumeur des peuples.


Les habitants des bouts du monde sont pris d'effroi
à la vue de tes signes ;
aux portes du levant et du couchant
tu fais jaillir des cris de joie.

Tu visites la terre et tu l'abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d'eau :
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l'abondance. :
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d'allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante

Frère Philippe Verdin

Méditation

Frère Philippe Verdin

C’est une bonne nouvelle inouïe pour les hommes : Dieu ne vit pas dans un canton du ciel inaccessible, loin de notre pauvre terre. Régulièrement, il se promène parmi nous. Il vient sur terre. Il se promenait déjà au jardin d’Eden à la recherche de ses amis Adam et Eve (*). Jésus, le Fils de Dieu, a marché sur nos routes, a bu dans nos bars, a dansé dans nos salles des fêtes, a goûté les pommes de reinettes et les berlingots. Il continue à se promener parmi nous et à fréquenter ici-bas ses amis. Là où Dieu passe, la vie passe avec lui. Le printemps détrône l’hiver. Le couple stérile attend un bébé.
Voilà la bonne nouvelle et si Dieu détournait une demi-seconde son attention de notre petite planète bleue, le tohu-bohu originel reprendrait son empire, le soleil et les météorites nous dégringoleraient sur la tête et les Mozart du vingt-et-unième siècle retourneraient se cacher dans les cavernes.
Oui Dieu veille à chaque instant sur chacun de nous. Il nous donne la vie et nous fait vivre. Cette Alliance est pour lui définitive. Elle est scellée par l’amour. Quand le psalmiste décrit Dieu qui abreuve la terre, il ne parle pas seulement de la pluie féconde. Il parle aussi de l’Esprit- Saint. Dieu est à l’œuvre en chaque créature comme la rosée qui descend sur la terre. Il lui donne la vie et la grâce, il suscite la beauté et la tendresse… de l’intérieur.
Donne-nous Seigneur un cœur abreuvé de ta présence.



* Livre de la Genèse, chapitre 3, verset 8