Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Pitié, mon Dieu !
Des hommes s'acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s'acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.

Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui ;
plus rien ne me fait peur :
que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas,
comme s'ils voulaient ma mort.
Vont-ils échapper malgré leurs crimes ?
Que ta colère, mon Dieu, abatte les nations !


Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes ;
(cela n'est-il pas dans ton livre ?)
Le jour où j'appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j'exalte la parole,
le Seigneur dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t'offrirai des sacrifices d'action de grâce
car tu m'as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

Le mot le plus important de ce psaume est « je prends appui sur toi » (*). Ce verbe qui désigne dans la bible l’essentiel de l’acte de foi : quand l’angoisse me prend, quand je perds pied, quand les drames de la vie me submergent, « sur Dieu je prends appui », il est mon Rocher, ma citadelle, le roc sur lequel je peux construire ma vie. Au regard de ceux qui me guettent tout le jour, qui m’épient, surveillent mes pas, je peux opposer le regard de Dieu parce que je marche à sa face dans la lumière des vivants.
Il compte mes pas vagabonds et recueille mes larmes dans ses outres (**). Comme quoi, elles ne sont pas perdues !

Même si je ne sais pas trop ce que Dieu peut en faire ?…..
Comme les marins bretons pris dans la tempête, je peux faire des promesses, des vœux qui se transformeront en « ex-voto » dans les églises. C’est un échange de bons procédés entre ceux qui sont liés par une alliance et ce qui plait à Dieu. Dans le sacrifice d’action de grâce, ce n’est pas le rite, mais quelque chose qui va se graver dans le cœur la « gratitude, la reconnaissance »; quelque chose qui n’a rien à voir avec des remerciements dictés par la politesse, mais un sentiment qui va s’installer au fond du cœur et nourrir l’amour pour toujours !



* versets 4, 5, 12
** verset 9