Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Dans son coeur, le fou déclare :
« Pas de Dieu !
Tout est corrompu, abominable,
pas un homme de bien !

Des cieux, le Seigneur se penche
vers les fils d'Adam
pour voir s'il en est un de sensé,
un qui cherche Dieu.

Tous, ils sont dévoyés ;
tous ensemble, pervertis :
pas un homme de bien,
pas même un seul !


N'ont-ils donc pas compris,
ces gens qui font le mal ?
Quand ils mangent leur pain,
ils mangent mon peuple.
Dieu, jamais ils ne l'invoquent !

Et voilà qu'ils se sont mis à trembler,
à trembler sans raison.
Oui, Dieu a dispersé les os de tes assiégeants ;
tu peux en rire : Dieu les rejette.

Qui fera venir de Sion
la délivrance d'Israël ?
Quand le Seigneur ramènera les déportés de son peuple,
quelle fête en Jacob, en Israël, quelle joie !

Frère Philippe Verdin

Méditation

Frère Philippe Verdin

Pour l'homme d'aujourd'hui, dans les grandes métropoles occidentales, difficile d’imaginer le monde avec Dieu. Cependant, la foi en Dieu est largement admise dans les pays en voie de développement. Pour l’Egyptien ou le Nigérian, pour le Colombien ou le Philippin, l’homme sans Dieu est beaucoup plus à plaindre que l’homme sans argent. En revanche, nous autres nous ressemblons à Dieu dans le psaume : nous cherchons autour de nous s’il existe encore un homme sensé, un homme qui cherche Dieu.
Pour le croyant, impossible de dire qu’il n’y a pas de Dieu, puisqu’il l'a rencontré. Pour l’incroyant, impossible de dire qu’il y a un Dieu, puisqu’il ne l’a jamais vu. Chacun doit-il rester sur son quant à soi ? Non ! l’homme de foi ne renonce pas à dire à l’incroyant : Dieu existe, Dieu existe, je le connais.

Et comme Bernadette Soubirous, il peut ajouter : « Mais je ne suis pas chargé de te le faire croire , je ne suis pas chargé de te faire croire en Dieu, je suis juste chargé de t'annoncer la bonne nouvelle. Dieu existe. Le chrétien doit prouver que l’affirmation de Dieu n’est pas déraisonnable. Mais quant à la foi, elle est un don de Dieu. À l’Esprit-Saint de faire son travail et de convertir le mécréant.
Il me semble d’ailleurs qu’au café du commerce ou dans les rédactions des magazines on fait moins le procès de Dieu aujourd'hui que celui des religions. Elles seraient responsables de la violence dans le monde.
Fais de nous, Seigneur, des instruments de paix. Notre vie peut témoigner que tu es vivant, notre vie doit prouver que tu nous as confié la paix.