Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l'ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l'univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l'eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
Il parla, et ce qu'il dit exista ;
il commanda, et ce qu'il dit survint.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations,
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son coeur subsistent d'âge en âge.


Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu'il habite, il observe
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le coeur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions.

Le salut d'un roi n'est pas dans son armée,
ni la victoire d'un guerrier, dans sa force.
Illusion que des chevaux pour la victoire :
une armée ne donne pas le salut.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre coeur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

A deux reprises, et dans le même verset, le psalmiste s'écrie « heureux ! ». « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine ! ». A vrai dire, tout le psaume éclate de joie : « criez de joie! », « rendez grâce! », « jouez !», « chantez ! »… c'est une joie qui, comme dans beaucoup de psaumes, s'exprime par la musique et par le chant !

C'est vrai qu'il y a de quoi être heureux, immensément et profondément heureux quand on mesure même obscurément à quel point Dieu nous aime. L'alliance d'amour entre Dieu et l'humanité, elle est vieille comme le monde; depuis Noé, Abraham, ou Moïse… Cette alliance nous révèle que Dieu tient à nous et qu'il veut habiter parmi nous.

Dieu « avec nous », c'est d’ailleurs la façon dont il s'est révélé à la montagne du Sinaï.
Cependant, en entendant « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu », on est saisi d'un doute: Dieu aurait-t-il « son » peuple à l'exclusion des autres peuples ? Dès la Genèse, nous avons la réponse, avec d'Abraham : « En toi seront bénis tous les peuples de la terre ». Que Dieu choisisse Israël n'empêche pas son amour universel et son projet de salut pour l'humanité. Alors, dans un chant de louange, le psalmiste se tourne vers Dieu, parce qu'il reconnaît la façon dont Dieu agit dans l'histoire et dans sa propre vie.
Quant à nous, nous sommes entraînés dans un souffle: au coeur de l'histoire, de notre histoire, Dieu est là, vraiment présent. C'est une espérance invincible.