Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Seigneur, le roi se réjouit de ta force ;
quelle allégresse lui donne ta victoire !
Tu as répondu au désir de son coeur,
tu n'as pas rejeté le souhait de ses lèvres.

Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d'or.
La vie qu'il t'a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.

Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l'emplit de joie !

Oui, le roi s'appuie sur le Seigneur :
la grâce du Très-Haut le rend inébranlable.
Ta main trouvera tes ennemis,
ta droite trouvera tes adversaires.

Tu parais, tu en fais un brasier :
la colère du Seigneur les consume,
un feu les dévore.
Tu aboliras leur lignée sur la terre
et leur descendance parmi les hommes.

S'ils trament le mal contre toi,
S'ils préparent un complot,
ils iront à l'échec.
Oui, tu les renverses et les terrasses ;
ton arc les vise en plein coeur.
Dresse-toi, Seigneur, dans ta force :
nous fêterons, nous chanterons ta vaillance.


Frères du 28

Méditation

Frères du 28

Voici un psaume à la gloire de la force du «roi».
«Dieu se réjouit de sa force», il se dresse dans sa force (versets 1 et 14). Mais quelle est cette «force», et contre quels «ennemis» ?
Oui, Jésus avait en lui une force extraordinaire, capable de chasser les démons ; il s’est fait aussi des ennemis mais sa victoire au matin de Pâques n’était pas sur ceux qui ont voulu sa mort, mais une victoire sur la mort elle même et sur le péché.
Comme Jésus, nous sommes confrontés au mal, nous sommes appelés à être «victorieux du mal par le bien».
Mais cette force qui habitait Jésus et qu’il nous donne n’est pas la force militaire des romains, ni la force politique des grands prêtres, c’est la force de son amour pour les petits, les malades, les pauvres, les exclus.
Le désir de son cœur (verset 3) n’est pas de dominer ses ennemis, ni de les renverser ni de les terrasser (verset 13), mais d’assurer la victoire du bien.
Oui, la volonté de puissance, le fanatisme, l’argent, l’orgueil de la richesse, l’incapacité à comprendre la souffrance des petits font des ravages ; mais celui qui «s’appuie sur le Seigneur» qui rend inébranlable n’a pas d’autres armes que la non-violence, la tendresse, la fidélité.
Ce combat est encore aujourd’hui le combat de Jésus. Nous avons besoin de savoir qu’il a remporté sur la croix la victoire de la fraternité: même si les frères de Tibhirine ont «perdu» leur vie, ils ont cependant gagné une grande victoire. Elle marque aujourd’hui le combat de ceux qui croient toujours à une fraternité possible avec les musulmans.