Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Là, se trouve la demeure du soleil :
tel un époux, il paraît hors de sa tente,
il s'élance en conquérant joyeux.

Il paraît où commence le ciel,
il s'en va jusqu'où le ciel s'achève :
rien n'échappe à son ardeur.


Frère Philippe Verdin

Méditation

Frère Philippe Verdin

On raconte que les bergers d’Arcadie ont inventé la philosophie en regardant les étoiles. Ils gardaient les troupeaux de chèvres le soir, sous un ciel bleu roi, parsemé d’étoiles. Ce spectacle magnifique et éternel suscita dans leur cœur la question : Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la place de l’homme dans l’univers ? Quel Dieu a pu créer une telle beauté et à quelle fin ?
Oui, les cieux proclament la gloire de Dieu, et les montagnes aussi, et la coccinelle. Ma petite amie Julie aussi traduit le talent divin : tant de fraîcheur, d’ingénuité, de gentillesse et de tendresse, de drôlerie et de douceur…
Les chrétiens qui chantent les psaumes ne peuvent s’empêcher de voir dans cette hymne au soleil un hommage au Christ. Notre soleil, c’est Jésus Christ !

Quand il apparaît hors de sa tente, il traverse les nuages pour descendre sur la terre. Quand il s’élance en conquérant joyeux, les disciples partent avec ferveur annoncer la bonne nouvelle dans le monde entier. Quand rien n’échappe à son ardeur, il veut tout réunir dans son amour et faire de chacun son frère et sa sœur. Sa Parole est un feu. Les mystiques – surtout les femmes – voient le Christ dans un rêve. Elles sont touchées au cœur par un rayon de soleil, chaleureux, réconfortant et illuminateur. « C’est une si douce caresse d’amour qui se fait entre l’âme et Dieu, que je le prie dans sa bonté de vous la faire éprouver » dit sainte Thérèse d’Avila. Oui, que la présence de Dieu autour de nous soit comme un doux rayon de soleil printanier dans un jardin d’oranger.