Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Alléluia !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !

Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l'éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l'heure du triomphe.
Qu'ils proclament les éloges de Dieu,
tenant en main l'épée à deux tranchants.

Tirer vengeance des nations,
infliger aux peuples un châtiment,
charger de chaînes les rois,
jeter les princes dans les fers,
leur appliquer la sentence écrite,
c'est la fierté de ses fidèles.

Alléluia !



Frère Franck Dubois

Méditation

Frère Franck Dubois

Les lourdes chaînes sont là, à mes pieds. Est-ce toi, mon Dieu, qui me les a ôtées ?
A force de marcher prisonnier des entraves, j’en étais venu à justifier ma peine me condamnant moi-même, je me contentais d’un espoir en papier.
Mon monde était vieilli et revenait sans cesse l’étrange sentiment de ne pas mériter, ni l’amour, ni la joie, ni l’affranchissement.
Dieu, juste un mirage, assez joli tout de même, une idée bien gentille, un rêve pour enfants.
J’y croyais sans y croire ; juste par habitude.
Mais qu’Il vienne charnellement, au tranchant de l’épée, qu’il prenne à bras le corps et brise les barreaux, qu’il arrache de son zèle au son de sa fureur les mille liens subtils qui me clouaient au sol.

Comment l’aurais-je cru ? j’avais juste oublié que quelque part, au Livre, il avait été dit : « L’amour de ta maison, j’en ferai mon tourment » et qu’un jour ,,dans le Temple, Jésus pris de colère renversa de son fouet les idoles fragiles, les livres de piété, les images bien mièvres, les idées ridicules que trop souvent, hélas ! des tièdes, ces faux sages, nous ont appris de Lui.
Pauvres hommes ! Mon Dieu, celui qui hier comme par effraction a forcé dans ma vie le chemin d’esclavage.
Mon Dieu est un voleur, un jaloux, un furieux.
Son Temple, c’est ma vie, il ne l’a veut qu’à Lui.
A Lui, à personne d’autre. Me voilà consumé. Ma danse, aujourd’hui n’est que feu, n’est que flamme.
Des cendres Il me relève. Je brûlerai en lui.