Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
il fait régner la paix à tes frontières,
et d'un pain de froment te rassasie.

Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ;
nul autre n'a connu ses volontés.

Alléluia !


Frères du 28

Méditation

Frères du 28

En ouverture de psaume, voici la description précise d’un peuple établi dans la paix : la paix aux frontières avec un système de défense solide assurant la sécurité, un pain de bon froment sur la table et des enfants bénis autour. Un bonheur certes, mais peut-être  un peu engourdi ? Où l’on en oublierait Dieu.

Or, la description est celle de Jérusalem, à qui il est demandé de « glorifier », de « célébrer son Dieu » (versets 12 et 13).

Mais entre deux mentions où « Dieu envoie sa Parole », que viennent faire les glaçons, la poussière de givre, la toison de neige au cœur de ce psaume ? (versets 16 et 17).

On imagine le Proche-Orient plutôt avec des palmiers et du sable au soleil. C’est vrai, mais à Jérusalem, les hivers peuvent être rudes.


Alors, pour donner une image forte de la bienveillance de Dieu envers sa ville sainte un peu endormie, pour donner une image de ce que peut réaliser sa parole, voici l’expérience du dégel. C’est le moment de délivrance de la prison du froid, quand tout ce qui était pris dans les glaces, paralysé, à nouveau retrouve le mouvement, la vie. Quand l’eau nécessaire à cette vie se remet à couler en abondance sous l’effet du souffle !
C’est comme une sorte de nouveau baptême pour Jacob, pour Israël, pour le peuple à qui sa parole est révélée. Comme un nouveau printemps.
Alors, si nous tentions à notre tour l’expérience du dégel de tout ce qui dans nos vies est encore prisonnier des glaces de l’hiver ? Oui, accueillons la parole de Dieu et laissons son souffle libérer en nous son feu et sa lumière.