Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Alléluia !

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange !

Le Seigneur rebâtit Jérusalem,
il rassemble les déportés d'Israël ;
il guérit les coeurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n'a mesuré son intelligence.
Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu'à terre les impies.


Entonnez pour le Seigneur l'action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

Il couvre le ciel de nuages,
il prépare la pluie pour la terre ;
il fait germer l'herbe sur les montagnes
et les plantes pour l'usage des hommes ;
il donne leur pâture aux troupeaux,
aux petits du corbeau qui la réclament.

La force des chevaux n'est pas ce qu'il aime,
ni la vigueur des guerriers, ce qui lui plaît ;
mais le Seigneur se plaît avec ceux qui le craignent,
avec ceux qui espèrent son amour.

Sœur Véronique Margron

Méditation

Sœur Véronique Margron

Ce psaume est comme un présent qui m’est offert aujourd’hui.
Bénir et rendre grâce pour ces semaines et ces mois passés en compagnie de chacun de vous, lecteurs et écoutants d’un jour ou de tous les jours. Méditants au long court ou passants d’un moment, découvrant une phrase, un mot, une voix. C’est grâce à vous que je trouve le courage d’écrire, c’est en pensant à vous, en priant avec vous, pour vous, que j’éprouve cette joie imprenable, promise par le Christ à ses amis. Joie de n’avoir rien à omettre de la vie. La recueillir tout entière pour la tourner vers ce Dieu que j’aime et désire. Vous êtes un peuple de priants et vous portez ce monde, empêchant qu’il soit plus sombre encore. Communauté éphémère, mais pourtant ô combien vraie.

Bénir et rendre grâce pour les voix qui nous ont accompagnés et que j’ai aimées. Celle de chaque « auteur-lecteur », avec son timbre de voix si singulier, avec son art de placer ses intonations sur un verset, un mot, unique à chacun. Vous êtes des musiciens des mots, vous nous avez offert chaque psaume comme une maison hospitalière. Un immense merci pour ces retrouvailles.
Enfin rendre grâce à mon Dieu de toute tendresse. Rien n’est ridicule pour lui de la vie de l’homme. Rien n’est négligeable. Il recueille avec bienveillance toute prière, toute plainte, toute colère, toute attente. Il ne demande qu’une seule chose : que nous nous tournions vers lui. Que nous espérions en son amour, malgré la vie difficile. L’aimer, envers et contre tout.

Bon vent à chacune et chacun, je vous garde en mon âme,