Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m'entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Qu'est-ce que l'homme,
pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.

Seigneur, incline les cieux et descends ;
touche les montagnes : qu'elles brûlent !
Décoche des éclairs de tous côtés,
tire des flèches et répands la terreur.

Des hauteurs, tends-moi la main, délivre-moi,
sauve-moi du gouffre des eaux,
de l'emprise d'un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.


Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.

Délivre-moi, sauve-moi
de l'emprise d'un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.

Que nos fils soient pareils à des plants
bien venus dès leur jeune âge ;
nos filles, pareilles à des colonnes
sculptées pour un palais !

Nos greniers, remplis, débordants,
regorgeront de biens ;
les troupeaux, par milliers, par myriades,
empliront nos campagnes !

Nos vassaux nous resteront soumis
plus de défaites ;
plus de brèches dans nos murs
plus d'alertes sur nos places !

Heureux le peuple ainsi comblé !
Heureux le peuple qui a pour Dieu « Le Seigneur » !

Frère Franck Dubois

Méditation

Frère Franck Dubois

Ne me parlez pas de sport. La piscine est trop froide, les altères sont trop lourdes et je rate la balle à chacun des rebonds. Mais mon Dieu est sportif ! Hélas, comment ferais-je pour me faire bien voir de mon coach divin ? Faudra-t-il m’entraîner et courir chaque matin, enfiler mes baskets, dévaler la chaussée ?
Je fatigue déjà à l’idée si pénible de m’essouffler en vain suant sous le soleil… Je préfère tenter le moindre des efforts : juste tendre la main, et attendre l’instant où l’entraîneur divin viendra m’encourager.
J’exagère, croyez-vous, à réclamer ainsi une leçon privée du Maître, du Seigneur ? Il est trop occupé, voilà tout l’argument que me lancent, vexés, ceux qui n’ont jamais cru au professeur de sport le plus extraordinaire.

Ce que nul ici-bas n’a réussi pour moi, lui certainement pourra y arriver. Il a cette patience que n’ont pas les sportifs désolés de me voir si malhabile. Il n’abandonnera pas où d’autres ont échoué, persévérant toujours dans l’encouragement. Il sait exactement mes faiblesses et mes craintes, mais il sait tout autant mes qualités secrètes. Il sait, lui, comment faire car bien mieux que moi-même, il me connaît.
J’entends déjà le rire des cyniques : mais tu n’as pas un sou ! Comment payeras-tu ? Ils ignorent que pour Dieu, la récompense, c’est nous. C’est le prix de l’effort qu’avec Lui nous ferons, c’est de pouvoir un jour, tout au bout de ma course, m’offrir de tout cœur la couronne de gloire.
C’est sûr, avec mon Dieu, je finirai sportif !