Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Alléluia !

Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.

Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C'est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.

Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre,
dans les mers et jusqu'au fond des abîmes.

De l'horizon, il fait monter les nuages ;
il lance des éclairs, et la pluie ruisselle ;
il libère le vent qu'il tenait en réserve.

Il a frappé les aînés de l'Égypte,
les premiers-nés de l'homme et du bétail.
Il envoya des signes et des prodiges,
chez toi terre d'Égypte,
sur Pharaon et tous ses serviteurs.


Il a frappé des nations en grand nombre
et fait périr des rois valeureux :
(Séhon, le roi des Amorites, Og, le roi de Basan,
et tous les royaumes de Canaan ;)
il a donné leur pays en héritage,
en héritage à Israël, son peuple.

Pour toujours, Seigneur, ton nom !
D'âge en âge, Seigneur, ton mémorial !
Car le Seigneur rend justice à son peuple :
par égard pour ses serviteurs, il se reprend.

Les idoles des nations : or et argent,
ouvrages de mains humaines.
Elles ont une bouche et ne parlent pas,
des yeux et ne voient pas.

Leurs oreilles n'entendent pas,
et dans leur bouche, pas le moindre souffle.
Qu'ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font,
ceux qui mettent leur foi en elles.

Maison d'Israël, bénis le Seigneur,
maison d'Aaron, bénis le Seigneur,
maison de Lévi, bénis le Seigneur,
et vous qui le craignez, bénissez le Seigneur!

Béni soit le Seigneur depuis Sion,
lui qui habite Jérusalem !

Sœur Véronique Margron

Méditation

Sœur Véronique Margron

Quand la croyance au Dieu unique fait son entrée chez les hommes de la haute antiquité, c’est une révolution dans un monde méditerranéen habitué au culte des idoles.
L’idole, juste une image, une forme. Même composée d’or. Pas d’âme, pas d’esprit, pas de chair non plus. Bref pas de vie.
Faite de mains d’hommes, elle demeure un objet inerte, qui ne fait que nous renvoyer notre image. Celle que nous voulons voir de nous-mêmes. Réussite, certitude, jeunesse, force… Du veau d’or du petit peuple fatigué de sa marche dans le désert à nos idoles modernes de hautes technologies, comme à celles de tous les temps que sont les idéologies dès que nous nous durcissons, dès que que nous les prenons pour la vérité tout entière, c’est toujours la même chose : une œuvre morte.
Alors il faut choisir. Rester tranquilles, sans surprise, mais esclaves, en adorant nos images, ou prendre le risque de la liberté, mais sans pouvoir être assuré de ne pas se tromper, de ne pas errer.
Un roc nous est pourtant alors offert : Le Christ, vrai Dieu, homme vrai. Le Christ, homme de chair et de sang, fils vivant du souffle de son Père. Un roc non pour rester figé, mais pour nous élancer, qui que nous soyons. Construire un monde commun, habitable par tous. Pour tous. Telle est la donation du Dieu unique et vivant à ses enfants : l’icône du vrai amour qui ne prend rien mais ne nous abandonne jamais.