Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Oui, il est bon, il est doux pour des frères
de vivre ensemble et d'être unis !

On dirait un baume précieux,
un parfum sur la tête,
qui descend sur la barbe, la barbe d'Aaron,
qui descend sur le bord de son vêtement.

On dirait la rosée de l'Hermon
qui descend sur les collines de Sion.
C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction,
la vie pour toujours.


Frère Philippe Verdin

Méditation

Frère Philippe Verdin

C’est l’un des charmes de l’Église : elle nous offre des frères et des sœurs à travers le monde entier. Des hommes et des femmes que je ne connais pas mais avec qui je suis déjà en complicité. Car nous avons le même trésor, le même patrimoine, la même famille, le même Père. Je débarque à Quito ou à Conakry : je sais que je vais trouver des sœurs et des frères avec qui prier, des amis que je ne connais pas mais qui m’aiment déjà a priori. Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ.
Cela dit, Il est parfois plus facile de vivre quelques jours avec des frères et sœurs du bout du monde que supporter chaque semaine les frères et sœurs de notre paroisse ici. La fraternité est exaltante dans la théorie mais éprouvante dans le quotidien.

Je dois supporter l’animatrice de chant à la paroisse qui entonne des chants ringards avec sa voix aigrelette. Je dois supporter la dame qui fait les bouquets avec ses manies de vieille fille. Je dois supporter le responsable du groupe de prière qui se prend pour un évêque…
Mais il s’agit pour moi d’une conversion radicale du cœur et du regard. Voir mon frère et ma sœur avec les yeux de Dieu. Accorder plus d’importance à la générosité des uns et au talent des autres plutôt qu’aux médiocrités trop flagrantes. Alors les frères et les sœurs seront ma joie et ma consolation, mon soutien et mon espérance. Qui sait ? Mes frères et sœurs chrétiens deviendront peut-être même mes amis ?