Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !

Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie ;
alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.

Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie :
il s'en va, il s'en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s'en vient, il s'en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.


Frère Franck Dubois

Méditation

Frère Franck Dubois

Il faut marcher souvent pour pouvoir trouver Dieu. Marcher comme en exil, fuyant nos esclavages ; marcher le cœur en fête pour un pèlerinage.
« Oh oui, me direz-vous, mais je suis bien trop vieux. Mes pieds n’iront pas loin, ma force m’a quitté. » Je crois que l’on ne marche vraiment qu’avec son cœur. Il suffit de vouloir sans cesse se déplacer ne s’attacher jamais à aucune demeure, car tout est vanité pour qui se met à croire que l’œuvre de nos mains pourrait tenir toujours.
La graine doit mourir pour laisser place au grain, le cycle des moissons, la ronde des saisons, la suite presque infinie des naissances et des morts, tout doit nous rappeler l’existence éphémère.


Une force cachée travaille l’univers, c’est l’Esprit du Puissant qui façonna la terre ; elle est pour nous torrent traversant le désert, elle est le vent fougueux qui disperse les graines, c’est elle qui poussa Abraham et nos Pères à prendre le chemin sans savoir où aller.
C’est à l’ombre des ailes de cet aigle superbe de ce souffle enflammé qui traverse le monde que je veux me cacher.
Ma marche dépendra de ce refuge paisible qu’en Dieu je trouverai y faisant ma demeure. Mon repos : son mouvement qui me berce et m’emporte là où seul et si faible je n’aurais pu aller. Là, tout est joie, paix, et rire.
Dieu m’emmène en voyage, il va m’émerveiller.