Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout coeur !
Jamais ils ne commettent d'injustice,
ils marchent dans ses voies.
Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s'affermir
à observer tes commandements !
Ainsi je ne serai pas humilié
quand je contemple tes volontés.
D'un coeur droit, je pourrai te rendre grâce,
instruit de tes justes décisions.
Tes commandements, je les observe :
ne m'abandonne pas entièrement.


Sœur  Anne Lécu

Méditation

Sœur Anne Lécu

ENTIEREMENT

Rien ne doit se faire à moitié.
Tes préceptes, à observer entièrement.

Heureux sont-ils, ceux qui se lèvent à leur écho !

Tu dis « Aimez ! », et voilà qu’ils aiment.
Tu dis « Pardonnez ! », et voilà qu’ils renouent les liens défaits.
Tu dis « Debout ! », et voilà qu’ils se lèvent.
Tu dis « Croyez ! », et ils arrachent des petits bouts de nuit, en grattant le coin de son voile, et la lumière jaillit !

Heureux sont-ils, ceux qui marchent à l’ombre de ta voix !

Ils se reposent de leurs fatigues.
Ils n’ont pas besoin le matin, de se demander s’ils ont envie ou non de te prier, ils s’agenouillent… Ils n’ont pas besoin le matin de se demander s’ils croient ou non, ils se redressent.

Heureux les hommes qui ne font rien à moitié, mais entièrement te cherchent.


Il en est d’autres qui te suivent à cloche-pied, par pointillés…
Croyante à temps partiel, espérant en CDD, j’observe tes commandements comme je peux, par petits bouts… Ne m’abandonne pas entièrement, moi qui ne t’aime pas entièrement…

Mais il n’y a plus rien à craindre.

Jésus le Christ, entièrement abandonné, pour nous t’aima entièrement.
Et du tombeau où il fut mis, il ramassa miette après miette, petit bout par petit bout, nos vies éparses, éparpillées par négligence. Entièrement recueillies dans son amour offert.

Il faut alors tout renverser.
Si nous aimons par pointillé, à cloche-pied, ou à temps partiel, tu es le pied qui manque, le trou du pointillé et le temps plein de l’amour offert.

Juste nous reste de te tenir la main, entièrement.