Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole.
De tout mon coeur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Dans mon coeur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.
Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.


Je fais repasser sur mes lèvres
chaque décision de ta bouche.
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je veux méditer sur tes préceptes
et contempler tes voies.
Je trouve en tes commandements mon plaisir,
je n'oublie pas ta parole.

Sœur Véronique Margron

Méditation

Sœur Véronique Margron

Je rumine cette supplication des nuits et des jours : aimer le Christ plus que tout. Non que l’amour du Christ se compare aux autres. Désirer l’aimer, mettre mes pas dans ses traces - même de loin, ne fait pas nombre avec d’autres amours, avec d’autres engagements. Non, car le Christ ne retient pas, ne retranche pas. Tout au contraire. L’aimer habite tout autre amour, le chercher se scrute dans toute connaissance comme dans toute implication en faveur de l’humain. Mon Dieu ne mutile pas, mais il multiplie. Il ne rétrécit pas le cœur et l’âme mais bien au contraire il élargit la tente de l’hospitalité intérieure et le goût des autres. Pas de comparaison, pas de rivalité non plus.
Vient à mes lèvres cette prière du roi Salomon à propos de la sagesse :

« Je l'aimai et la recherchai dès ma jeunesse ; je cherchai à l'avoir pour épouse, et j'étais épris de sa beauté. (…) Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle serait pour moi une conseillère de tout bien, et une consolation dans mes soucis et mes peines. »*
Pour les chrétiens, le Christ est La sagesse. Aussi j’ose dire : « Je l’aimai et recherchai le Christ Jésus dès ma jeunesse, je cherchai à l’avoir pour compagnon de toute ma vie et j’étais épris de sa beauté. Aussi ai-je résolu de le prendre pour ami de toute ma vie, sachant qu’il serait pour moi le conseiller de tout bien et de toute vérité d’aimer, et une consolation dans la détresse et la peine. »



* Livre de la Sagesse, chapitre 8,
versets 2 et 9