Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j'observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.
Je suis un étranger sur la terre ;
ne me cache pas tes volontés.
Mon âme a brûlé de désir
en tout temps pour tes décisions.
Tu menaces les orgueilleux, les maudits,
ceux qui fuient tes volontés.
Épargne-moi l'insulte et le mépris :
je garde tes exigences.
Lorsque des grands accusent ton serviteur,
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.


Frères du 28

Méditation

Frères du 28

« Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi » (*).
Comment sortir de tous mes aveuglements, volontaires ou non ? Quand Jésus guérit un aveugle dans l’évangile, il lui demande d’abord quel est son désir. Sage précaution. Car toutes nos bonnes résolutions, nos nobles aspirations, si elles ne sont pas motivées par une nécessité intérieure profonde, ne tiennent pas et ne nous font pas vraiment bouger.
Il faut, pour guérir, « trouver mon plaisir en tes exigences ». Car comme nous le demande le Christ : « vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Rien d’une morale rigide, mais la révélation d’un visage, celui de Dieu notre Père, dont l’image est inscrite en nous et que nous avons à restaurer.

Comment ? Au début de ma vie religieuse, un frère allait faire la vaisselle en jubilant. Cela me plongeait dans des abîmes de perplexité, moi qui y allais comme à la corvée. J’ai compris, grâce à lui, que la perfection ne réside pas forcément en de grandes choses, mais plutôt faire ce qu’on a à faire avec cœur, générosité, excès même. Y être présent entièrement, sans arrières pensées, dans cet élan tiré d’une force intérieure, celle de l’Esprit en nous.
« Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi » . Que je découvre cette merveille de la loi d’amour que Jésus a vécue jusqu’à sa perfection, jusqu’à son accomplissement sur la Croix, en demandant à son Père de pardonner à ses bourreaux. Aimer. Aimer jusqu’à l’excès.


* verset 18