Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Alléluia !

Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !
Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !

Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Lui, il siège là-haut.
Mais il abaisse son regard
vers le ciel et vers la terre.

De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu'il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.
Il installe en sa maison la femme stérile,
heureuse mère au milieu de ses fils.


Frère Franck Dubois

Méditation

Frère Franck Dubois

Quel splendide tableau, mais splendide isolement : Là-haut, dans les nuées, tout doit être superbe, pas un bruit pour gâcher l’étourdissant spectacle d’un univers entier grouillant là, sous vos pieds ! Dieu bien tranquille, se tient en ses palais. Mais il a trop d’amour, et seul : à qui donner ?
Il voudrait partager son ciel, et ses merveilles, avec tous ceux d’en bas, ou les plus bas d’entre eux. Alors il descend, en dessous des nuages, plus bas que nos palais, pâles répliques humaines de son ciel étoilé, plus bas que les maisons et les tours sublimes, ou s’entasse tout l’or des puissants de ce monde. Il tombe tout en bas, au raz de notre terre là où rampent et où traînent les hommes miséreux.

Leur ciel : la poussière, leur regard courbé n’a pas d’autre horizon que ce terrain aride.
Et c’est là, sous les yeux de ceux qui fixement ne regardent que la terre dont ils furent tirés, que le maître céleste un jour s’est incarné. « Poussière tu deviendras, poussière, je me suis fait. Et plus bas que la terre j’irai aussi chercher ceux qui dans les enfers sont avant toi tombés. » Son regard s’abaisse, sa main s’est élevée, et dans les bras ouverts là-haut sur le calvaire, c’est le raz de la terre que Dieu emporte au ciel, c’est le fond des enfers qu’il vient aussi chercher.
Je veux choisir la cendre, si d’elle l’on renaît, je veux être le faible, que tu viens élever. Je veux avoir pour Mère celle qui t’a conçu, pour apprendre avec elle ta douce humilité.