Psaume dans la ville

S'arrêter, goûter une parole

Alléluia !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

Ils le diront, les rachetés du Seigneur,
qu'il racheta de la main de l'oppresseur,
qu'il rassembla de tous les pays,
du nord et du midi, du levant et du couchant.

Certains erraient dans le désert
sur des chemins perdus,
sans trouver de ville où s'établir :
ils souffraient la faim et la soif,
ils sentaient leur âme défaillir.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
il les conduit sur le bon chemin,
les mène vers une ville où s'établir.

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour
de ses merveilles pour les hommes :
car il étanche leur soif,
il comble de biens les affamés !

Certains gisaient dans les ténèbres mortelles,
captifs de la misère et des fers :
ils avaient bravé les ordres de Dieu
et méprisé les desseins du Très-Haut ;
soumis par lui à des travaux accablants,
ils succombaient, et nul ne les aidait.


Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
il les délivre des ténèbres mortelles,
il fait tomber leurs chaînes.

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
car il brise les portes de bronze,
il casse les barres de fer !

Certains, égarés par leur péché,
ployaient sous le poids de leurs fautes :
ils avaient toute nourriture en dégoût,
ils touchaient aux portes de la mort.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
il envoie sa parole, il les guérit,
il arrache leur vie à la fosse.

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes ;
qu'ils offrent des sacrifices d'action de grâce,
à pleine voix qu'ils proclament ses oeuvres

Frères du 28

Méditation

Frères du 28

Ce cri est celui du grand rassemblement de tous les peuples, « les rachetés du Seigneur, (…) qu’il rassemble de tous les pays, du nord et du midi, du levant et du couchant » (*). Tous reviennent de loin, tous ont traversé de terribles angoisses.
« Certains erraient dans le désert, sur des chemins perdus » (**). Seul celui qui a déjà fait l’expérience d’être égaré dans un désert, dans une forêt ou en mer, peut témoigner de ce sentiment de profonde angoisse et de radicale impuissance. Vers quel guide sûr se tourner ?
Certains souffraient la faim et la soif et ils ont crié vers le Seigneur ! Comment ne pas évoquer les ravages de la famine sur des populations entières de notre terre commune ? Dieu entend le cri des pauvres, mais si nous faisons la sourde oreille et que nous ne changeons pas notre comportement, comment va-t-il leur rendre justice, étancher leur soif et combler de biens les affamés ?
Marie reprend ce verset dans son chant de joie, son Magnificat, car elle a compris que l’accomplissement de toute justice en ce monde passe désormais par Jésus, son enfant, et par la mission qu’il va confier à ses disciples et à tous les hommes de bonne volonté : « combler de biens les affamés ».
A cette humanité déboussolée et affamée, Dieu annonce sa bonne nouvelle à tous : « Il envoie sa Parole, il les guérit, il arrache leur vie à la fosse » (***).




* verset 3
** verset 4
*** verset 20